EDITO

LE CINÉMA ESPAGNOL À NANTES, UN CINÉMA POUR TOUS LES PUBLICS

LE FESTIVAL EN CHIFFRES

48 longs-métrages, dont 34 fictions et 14 documentaires, 11 court-métrages, 4 avant-premières, 25 inédits, plus de 40 invités (réalisateurs, acteurs, producteurs, écrivains, journalistes, historiens), 80 séances publiques, 70 séances scolaires, 7 lieux (Katorza, Cosmopolis, Théâtre Graslin, Médiathèque, FNAC, Place du Commerce, Centre International des Langues – CIL), 120 bénévoles.

Toute cette synergie, ces succès (nationaux), ces talents novateurs pour asseoir en France, à Nantes, la créativité, l’énergie et la diversité de la production cinématographique en Espagne. Très riche moisson pour cette 16ème édition consacrée toute entière (à part la rétrospective sur la Guerre civile espagnole, 1936-2006), au cinéma de l’immédiat 2005-2006.

DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR

Qu’attend-on du cinéma espagnol ? Sûrement de l’excès, de l’humour noir, le goût de la représentation et du paradoxe, la caricature, le sens du tragique tamisé par le mélodrame ? Clichés d’une Espagne révolue ? Coexistence harmonieuse de tradition et de modernité ? Sans doute. Au fil des années 90 et 2000 nous assistons à l’éclosion d’une génération dont le pays d’adoption n’est plus vraiment l’Espagne mais plutôt le cinéma. C’est évidemment le cas d’Isabel Coixet (La vie secrète des mots), Ventura Pons (Amour idiotAnimaux blessés), Jaume Balagueró (Fragile), Álex de la Iglesia, Enrique Urbizu (Films à hanter vos nuits), Jo Sol (El taxista ful), Marcelo Pyñeiro (El método).

Dans l’ensemble les réalisateurs venus ces dernières années à la fiction n’éprouvent pas le besoin de régler des comptes avec le passé du pays mais plutôt avec le présent d’une Espagne qui se veut plurielle et multiculturelle et dont le cinéma ausculte les regards posés sur l’autre, cubain, magrébin, portugais (Eau salée, de Pedro Pérez Rosado, Habana blues, de Benito Zambrano, Sud Express, de Chema de la Peña et Gabriel Velázquez), regards aussi sur des perdants, des laissés pour compte (Sept vierges, de Alberto Rodríguez, Mauvaises passes, de Martín Cuenca, 15 jours avec toi, de Jesús Ponce, Vie en couleur, de Santiago Tabernero, Princesas de Fernando León de Aranoa), La nuit du frère de Santiago García de Leániz, et enfin El Calentito, de Chus Gutiérrez, retour ingénu et sans nostalgie à la Movida madrilène.

Le documentaire retrouve dans la programmation ses lettres de noblesse, avec les diverses chroniques poétiques et réalistes à la fois sur le temps qui passe, et sur l’actualité politique contemporaine : Le ciel tourne, de Mercedes Álvarez, Voix lointaines, de Juan Miguel Gutiérrez, La maison de ma grand-mère, de Adán Aliaga, Treize entre mille, de Iñaki Arteta.
Le programme de cette 16ème édition présente une image composite de toute une cinématographie, à l’instar du film d’ouverture, Obaba, de Montxo Armendáriz (hors compétition). Il nous offre des énigmes mais par bonheur aucun héros. L’affirmation que le cinéma, ni seulement art ni uniquement technique est un mystère. Pas d’illusion ni de consolation mais un sourire, une lumière, du côté des hommes de là-bas, des hommes et des femmes de partout.

Pilar Martínez-Vasseur

Zoom sur l’édition

Chronique du 16e Festival du Cinéma Espagnol de Nantes

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Le Festival dans la presse

Retrouvez le 28e Festival du Cinéma Espagnol de Nantes dans la presse française et internationale.

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Playlist vidéo de l'édition