Fernando León de Aranoa

(c) Jorge Fuembuena, 2016

Jeune surdoué du cinéma espagnol né un jour de mai 1968, Fernando León de Aranoa creuse au fil de ses films un sillon profondément humaniste. Des camps de réfugiés en Éthiopie dans Refugiados à la guerre civile en Bosnie dans A perfect Day, en passant par les réseaux de prostitution entre l’Amérique latine et l’Espagne, l’œuvre du réalisateur espagnol parle un langage universel et porte à l’écran ceux qui demeurent bien souvent aux marges de la société.

Invité à trois reprises à Nantes, Fernando León de Aranoa reçoit du Festival un hommage remarqué lors de sa dernière visite en 2016 avec la projection de A perfect day pour l’ouverture de la 26e édition. Ce dernier long-métrage, également sélectionné à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs de 2015, s’inscrit dans une série de films récompensés de Goya dans diverses catégories et pour lesquels le réalisateur a su très tôt se faire apprécier du public nantais. Ainsi, les films primés en Espagne Barrio et Princesas, prendront part aux compétitions du Festival de 2000 et 2006, avant que le premier ne soit reprogrammé en 2011 dans le cadre du cycle « Madrid, le cinéma sur un plateau », en même temps que Familia qui vient rejoindre la même année celui intitulé « Famille(s), je vous aime ». Mais c’est avec Los Lunes al sol – nommé Meilleur Film et pour lequel Aranoa est consacré Meilleur Réalisateur à la Cérémonie des Goya de 2003que le réalisateur remporte à Nantes le prix Jules Verne du Meilleur Film et le prix du jury Jeune lors de sa première édition en 2003. Parallèlement à ses sept longs-métrages de fiction projetés à plusieurs reprises par le Festival – et ce dès 1999 avec Familia les cinéphiles nantais ont pu par ailleurs découvrir cinq des six documentaires qu’il a écrits ou réalisés et voté pour deux d’entre eux ; ont ainsi dernièrement concouru dans la sélection officielle le court-métrage Refugiados en 2016 et l’année suivante le long-métrage Política, manual de instrucciones.

Javier Bardem, son acteur fétiche et producteur d’un de ses documentaires, choisit à l’occasion de son hommage en 2019 de présenter deux des films tournés ensemble, Los lunes al sol et Loving Pablo. Cette proximité entre les deux artistes se retrouve dans l’engagement social et citoyen dont témoigne toute l’œuvre de Fernando León de Aranoa.

Films projetés au Festival :

 

El buen patrón (2021) / 2022

Loving Pablo (Escobar) (2017) / 2019

Política, manual de instrucciones (2016) / 2017

A perfect day (2015) / 2016*

Amador (2010) / 2012

Invisibles (2006-projet collectif)/ 2008*

Princesas (2005) / 2006-2007-2016   [Dossier pédagogique]

Los lunes al sol (2002) / 2003-2008-2016*-2019   > Prix Jules Verne & Prix du jury Jeune 2003   [Dossier pédagogique]

Barrio (1998) / 2000*-2011-2012   [Dossier pédagogique]

Familia (1996) / 1999-2011-2016*

 

Titre (Année de sortie) / Année de projection au Festival   * film présenté par l’invité

Personnalités en relation :

Almudena Amor (actrice) | Elena Anaya (actrice) | Carlos Bardem (acteur) | Javier Bardem (acteur, producteur) | Isabel Coixet (co-réalisatrice) | Aida Folch (actrice) | Daniel Gúzman (acteur) | Luis Tosar (acteur)

Dans les archives du Festival :

Fernando León de Aranoa - FBLO 19/03/2016

Temps forts en images :

Pour en savoir plus :

PONGA, Paula, MARTIN, Miguel Ángel et TORREIRO, Casimiro, Hipótesis de realidad. El cine de Fernando León, Melilla, Consejería de Cultura/UNED-Melilla, collection « Aula de Cine », 2002. | TORREIRO, Casimiro, Realismo, compromiso, poesía: el cine de Fernando León de Aranoa, Luces de Gálibo, 2017. | LEÓN DE ARANOA, Fernando, Contra la hipermetropía, Madrid, Debate, 2000.

Familia : Elena Anaya (actrice)

Los lunes al sol : Luis Tosar, Javier Bardem, Aida Folch (acteurs)

Invisibles : Isabel Coixet (co-directrices), Javier Bardem (production)

Loving Pablo : Javier Bardem (acteur et producteur)

Barrio : Daniel Gúzman (acteur)

Princesas : Carlos Bardem (acteur)