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Communiqué de presse
dimanche 8 avril 2018

Palmarès du 28e Festival du Cinéma Espagnol de Nantes

Inauguré le mercredi 28 mars, le 28e Festival du Cinéma Espagnol de Nantes vient de se clore ce dimanche 8 avril 2018 sur la scène de l’Opéra de Nantes (Théâtre Graslin). Le festival avait pour l’occasion le plaisir de compter sur la présence de ses partenaires*, des membres des différents jurys, mais aussi des acteurs Santiago Alverú (Selfie) et Eneko Sagardoy (Handia, Errementari : le forgeron et le diable), du réalisateur Ramón Salazar (La maladie du dimanche / La enfermedad del domingo) et de la réalisatrice Isabel Coixet (cinéaste à laquelle le festival rendait hommage cette année).
Au programme de cette soirée : annonce du palmarès, suivie de l’avant-première nationale de La librairie / The Bookshop, dernier opus de la cinéaste catalane Isabel Coixet récompensé par 3 prix lors de la cérémonie des Goya 2018 (Meilleur film, Meilleur réalisatrice et Meilleur scénario adapté) et qui sortira dans les salles françaises en novembre.

 

| Le Palmarès de la 28e édition |

Le Prix Jules Verne 2018 est attribué à
La maladie du dimanche / La enfermedad del domingo de Ramón Salazar
(prix parrainé par la Ville de Nantes et soutenu par le journal Ouest-France)


Le mot du Jury Jules Verne

« Pour récompenser le défi ambitieux de maintenir tout au long du film la tension dramatique d’une histoire familiale, entre mystère et tragédie, pour récompenser la vibration poétique de certaines images qui évoquent le trauma intérieur des personnages grâce aux paysages extérieurs, pour récompenser les profondes et touchantes interprétations de Susi Sánchez et Bárbara Lennie, incarnant des personnages complexes, le prix Jules Verne revient à La maladie du dimanche de Ramón Salazar. »

 

Le Jury Jules Verne 2018 :
Présidente Miren Arzalluz, directrice du Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris
Alicia Hernanz, distributeur Diaphana
Jaime Martin, auteur de bande-dessinée
Carlos Reviriego, directeur adjoint de la Cinémathèque Espagnole
Mathilde Walas, Fondation GAN pour le cinéma

Le Prix du Public 2018 est attribué à
La maladie du dimanche / La enfermedad del domingo de Ramón Salazar
(prix parrainé par la Région des Pays de la Loire)

– À propos du film La maladie du dimanche / La enfermedad del domingo –

Synopsis | Chiara a été abandonnée par sa mère Anabel lorsqu’elle avait à peine huit ans. Trente-cinq ans plus tard, elle la retrouve et lui formule une étrange requête : elle souhaite que toutes les deux passent dix jours ensemble. Anabel voit en ce voyage la possibilité de récupérer sa fille. Mais Chiara poursuit un plus sombre dessein…

– À propos du réalisateur Ramón Salazar –

« Après l’avoir écrit, je pensais que personne ne se risquerait à le produire », confie le réalisateur à propos de son 4e long- métrage La maladie du dimanche / La enfermedad del domingo, venant 5 ans après le sensible 10.000 noches en ninguna parte (présenté au Festival de Malaga) et 16 ans après Piedras (nominé aux Goya 2003 dans la catégorie Meilleur nouveau réalisateur). Voici donc sur grand écran cette histoire de retrouvailles entre deux femmes, une mère et sa fille qu’elle a abonné 30 ans auparavant alors qu’elle n’était qu’une enfant. Tourné en partie en France, ce drame familial met en scène les talentueuses Bárbara Lennie (María (et les autres) / María (y los demás)), Goya 2015 pour La niña de fuego de Carlos Vermut, La piel que habito de Pedro Almodóvar, Obaba de Montxo Arméndariz, etc.) et Susi Sánchez. L’acteur français Richard Borhinger fait également partie du casting.

Le Prix du Jury Jeune 2018 est attribué à
Selfie de Víctor García León
(le prix du Jury Jeune est composé de 5 cinéphiles âgés de 18 à 30 ans et soutenu par le journal Ouest-France)

Le mot du Jury Jeune
« Merci au Festival du Cinéma Espagnol de Nantes pour cette expérience ; pour l’opportunité de partager notre regard jeune. Un regard qui a été séduit par un film dont l’originalité et l’insolence sont les principales qualités ; un film qui parle justement de la jeunesse, de nos défauts, de la démesure de nos égos ; mais qui est aussi une fenêtre ouverte vers l’Espagne. Le choix a été unanime, le prix du Jury Jeune 2018 est pour Selfie de Víctor García León. »

– À propos du film Selfie –

Synopsis | Un membre du gouvernement vient d’être arrêté par la police pour corruption, détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux. Voici l’histoire de son fils Bosco. Ses errances depuis qu’il a été expulsé de sa luxueuse villa jusqu’à sa recherche de travail au siège du parti Podemos…
Avec Santiago Alverú, Macarena Sanz, Javier Caramiñan, … – 1h25.

 

– À propos du réalisateur Víctor García Léon –

Cela faisait 11 ans que le réalisateur Víctor García León n’avait pas réalisé de long-métrage, à cause des difficultés de financement inhérentes à un secteur cinématographique en crise. Mais l’audience a fini par payer et le voici de retour à Nantes, où il était venu présenter Vete de mí en 2007, avec Selfie. Cette comédie conçue comme un faux documentaire dépeint, non sans une certaine acidité, une société espagnole divisée entre conservatisme et désir de changement. Véritable prouesse technique et artistique, réalisée avec un budget serré de 10.000 €, Selfie a été nominé au Goya (équivalents des Césars français) et au Festival du San Sebastián. Il a également obtenu la Mention spéciale du Jury 20e Festival de Málaga (2017).

L’acteur Santiago Alverú est à Nantes jusqu’au 9 avril

 

Le Prix Opera Prima 2018 est décerné à
Peaux / Pieles de Eduardo Casanova
(le prix du Jury Jeune est soutenu par la société de droits d’auteur DAMA)


Le mot du Jury Opera Prima

« Le jury Opera Prima tient tout d’abord à saluer la qualité de la sélection 2018. Nous avons vu des films très différents les uns des autres, mais tous très personnels avec des parti pris assumés. Dans un processus démocratique, notre jury a débattu. Il a fait le choix de l’audace en primant le film qui nous a tous unanimement dérangés, entre attirance et répulsion. Le film le plus original de la compétition Opera Prima, celui dont on se dit qu’il n’y a que les Espagnols pour oser ça, là où le cinéma français se serait probablement autocensuré. Une dénonciation de la discrimination en mode trash-kitsch. Un film stylé, tout en rose layette et mauve guimauve alors qu’il aborde l’horreur la plus totale et nous met devant les yeux ce que nous ne voulons pas voir. Pour toutes ces raisons et tant d’autres encore, le prix Opera Prima 2018 du Festival du Cinéma Espagnol de Nantes est attribué à Pieles de Eduardo Casanova. »

Le Jury Opera Prima 2018 :
Président Patrick Thibault de Wik et Kostar
Laurence Aubron de Euradionantes Olivier Brumelot de France 3
Tatiana Dilhat de Vocable Jean-Marie Gauthier de France Bleu Loire Océan
Magali Grandet de Ouest-France
Romain Meneval de Fip
Anne-Lyse Thomine de Télénantes

 

– À propos du film Peaux / Pieles –

Synopsis | Un drame social à l’humour noir où des personnages défigurés doivent trouver le moyen de vivre dans une société qui fuit leurs différences.
Avec Jon Kortajarena, Candela Peña, Ana Polvorosa … – 1h14

– À propos du réalisateur Eduardo Casanova –

Le jeune Madrilène fait ses débuts au petit écran alors qu’il n’a que 15 ans, dans la très populaire série Aída, qui le fait rapidement connaître du grand public. Après quelques rôles au théâtre, il passe cette fois-ci derrière la caméra, avec des courts-métrages comme Anxiété ou L’heure du bain, mais surtout le provocant Eat my shit (2015). Il fait aujourd’hui partie des jeunes réalisateurs les plus talentueux et présente cette année son premier long-métrage Pieles. Amateur du rose, concerné par le thème de l’exclusion et fasciné par des personnages souvent monstrueux et toujours en marge, il compare ce film au fait d’aller « voir un psy qui va te faire parler encore et encore, jusqu’à ce que quelque chose sorte ». Produit par Álex de la Iglesia, Pieles a remporté à Malaga le Prix spécial du Jury et celui du Jury jeune, en plus d’avoir été sélectionné aux festivals de Berlin et de San Sebastián.

Le Prix du Meilleur documentaire est décerné à
La Chana de Lucija
(le prix du Meilleur documentaire est parrainé par le Colegio de España, Cité Internationale  Universitaire de Paris)

Le mot du Jury Documentaire

« À l’unanimité nous avons choisi ce film documentaire pour le bel exemple qu’il représente de mise en scène équilibré entre empathie et distance, un film cohérent avec le but atteint de mettre en valeur le talent hors du commun d’une femme ordinaire. Une femme prisonnière de son héritage culturel mais libre dans l’exercice de son art. Nous avons ainsi souhaité récompenser la réalisatrice pour son beau travail constructif autour d’un personnage hautement cinématographique. Sa mise en scène nous a touché. Merci à Lucija Stojevic de nous avoir révélé le parcours de Antonia Santiago Amador avec autant de finesse. Le Prix du Meilleur Documentaire est donc pour La Chana. »

Le Jury Documentaire 2018 :

Présidente Cécile Menanteau ex-directrice du Katorza, gérante de la librairie-café Les Bien Aimés
Quim Casas critique de cinéma à la revue Dirigido Por
Evelyn Mesquida journaliste espagnole et écrivaine
Stéphanie Migniot responsable des activités culturelles du Colegio de España
Salva Rubio scénariste et auteur de bande-dessiné

 

– À propos du film La Chana –

Synopsis | Antonia Santiago Amador alias « La Chana » est, dans les années 1960-1970, l’une des plus grandes danseuses de flamenco. La rapidité de ses mouvements, la puissance de son style et une compréhension innovante du rythme ont fait d’elle une étoile du « taconeo ». À 67 ans, lors de son ultime retour sur scène après 30 ans d’absence, elle revient sur les raisons de son départ alors qu’elle était au sommet de sa carrière. Un portrait humain sur le parcours accidenté de cette grande danseuse. – 1h22

– À propos de la réalisatrice Lucija Stojevic –

Lucija a fait ses études à l’Université de Edinburg et Prague Film School. Elle a indépendamment produit plus de 30 courts- métrages documentaires pour The Guardian, The New-York Time et Global Post.

 

Le Prix du Meilleur Court-Métrage 2018 est attribué à

Le scarabée au bout de la rue / El escarabajo al final de la calle de Joan Vives
(le prix du Meilleur Court-métrage est parrainé par le Département de Loire-Atlantique
et attribué par le public des 3 soirées du court-métrage)

– À propos du film Le scarabée au bout de la rue / El escarabajo al final de la calle –

Synopsis | Depuis que sa femme est décédée, Amadeo prend soin de son beau-père, invalide. Il mène une vie routinière et tranquille dans un petit village de Valence, jusqu’au jour où Lolín, la fille de la poissonnière, a une prémonition : Amadeo n’a plus que 7 jours de vie… – 19 min

– À propos du réalisateur Joan Vives –

Joan Vives est professeur d’audiovisuel à l’ESCAC, Barcelone. Avec Le scarabée au bout de la rue / El escarabajo al final de la calle, il signe son premier film.

| Reprises des films primés |
Cinéma Katorza

Lundi 9 avril

16h30 : Projection de La Chana (Prix du Meilleur documentaire)
18h30 : Projection de Le scarabée au bout de la rue / El escarabajo al final de la calle(Prix du Meilleur court-métrage) et de Peaux / Pieles de Eduardo Casanova (Prix Opera Prima)
20h30 : Projection de La maladie du dimanche / La enfermedad del domingo de Ramón Salazar (Prix du Jury Jules Verne et Prix du Public) – séance précédée d’une présentation

Mardi 10 avril

16h30 : Projection de La Chana (Prix du Meilleur documentaire)
18h30 : Projection de La maladie du dimanche / La enfermedad del domingo de Ramón Salazar (Prix du Jury Jules Verne et Prix du Public)
20h45 : Projection de Selfie de Víctor García León (Prix du Jury Jeune)

Vente sur place au Cinéma Katorza,
dès lundi 13h30 au tarif festival (les abonnements peuvent être utilisés). Tous les films sont en VO sous-titrée français.

| Et aussi…|

Séances scolaires et groupes au Cinéma Katorza
Jusqu’au jeudi 12 avril inclus

Séances décentralisées

Du 11 au 17 avril
Cinéma Les Cinéastes (Le Mans), Semaine hispanique (www.les-cinesastes.fr)

Jeudi 12 avril
Cinéma le Connétable à Clisson, 20h30 : Été 93 de Carla Simón

Vendredi 13 avril
Ciné Nova à Savenay, 20h : L’olivier de Icíar Bollaín

Samedi 14 avril
Ciné Nova à Savenay, 16h : La tête en l’air de Ignacio Ferreras

Jeudi 26 avril
Cinéma Apollo à Rochefort, 13h30 : L’olivier de Icíar Bollaín

Vendredi 27 avril

Ciné Manivel à Redon, 18h : La tête en l’air de Ignacio Ferreras
Ciné Manivel à Redon, 20h40 : Psychonautes de Alberto Vázquez et Pedro Rivero

Du 23 au 30 mai
Cinemovida de Cholet, Semaine hispanique : El presidente de Santiago Mitre de Rodrigo Sorogoyen et La colère d’un homme patient de Raúl Arévalo

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